Djénabou Diallo Sylla

Djénabou Diallo Sylla

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Juriste-Fiscaliste-Directrice Génerale du Patrimoine de L’Etat et des Investissements Privés. Afro-Féministe- Presidente de l’ONG Mon Enfant Ma Vie.

22/08/2026

ONG "Mon Enfant Ma vie " l’une de mes plus grandes fierté. 💜💜💜

17/08/2026

Réussir à tout prix : sommes-nous encore capables d’apprendre à nos enfants à échouer ?

À force de vouloir leur offrir le meilleur, nous cherchons naturellement à leur éviter les déceptions, les difficultés et les échecs.

Nous voulons qu’ils réussissent, qu’ils aient confiance en eux et qu’ils puissent aller plus loin que nous.

L’intention est évidemment généreuse.

Notre génération a peut-être une relation particulière à cette question. Beaucoup d’entre nous ont été responsabilisés très tôt : il fallait se débrouiller, accepter un « non », assumer une mauvaise note ou régler seul certaines difficultés. En devenant parents, nous avons naturellement voulu faire autrement. Mais à vouloir corriger certaines duretés d’hier, n’avons-nous pas parfois déplacé le curseur trop loin dans l’autre sens ?

Pourtant, je me demande parfois si, en voulant trop les protéger, nous ne les privons pas d’un apprentissage qui leur sera indispensable : celui de la frustration.

Une mauvaise note, une compétition perdue, un « pas maintenant », un conflit qu’on les laisse d’abord essayer de résoudre seuls… Ces petites frustrations sont peut-être aussi de petits entraînements à la vie.

Un enfant qui n’a jamais connu l’échec risque de découvrir très t**d que la vie ne récompense pas toujours les efforts immédiatement. Une mauvaise note, une compétition perdue, une candidature refusée ou un projet qui n’aboutit pas peuvent devenir des expériences particulièrement difficiles lorsqu’on n’a jamais appris à les traverser.

Échouer n’est pas apprendre à renoncer.

C’est apprendre à recommencer, à analyser ce qui n’a pas fonctionné, à accepter de ne pas être toujours le meilleur et à comprendre que la valeur d’une personne ne se résume pas uniquement à ses résultats.

Notre rôle de parents n’est donc peut-être pas de supprimer tous les obstacles qui se présentent sur leur chemin.

Il consiste aussi à leur donner les ressources nécessaires pour les franchir.

Apprendre à nos enfants à réussir est important.

Mais les apprendre aussi à concéder un échec, à attendre, à recommencer et à supporter la frustration l’est tout autant.

Parce qu’un enfant préparé uniquement à la réussite risque d’être déstabilisé par la première défaite.

Alors que celui qui a déjà appris à traverser l’échec, lui, possède quelque chose de précieux : la capacité de se relever.

Il ne s’agit certainement pas de reproduire toutes les duretés que notre génération a connues. Mais peut-être de conserver ce qu’elles nous ont parfois appris.

Alors, où placer le curseur entre protéger nos enfants et les préparer à la vie ?

Photos from Djénabou Diallo Sylla's post 13/08/2026

La Guinée affiche aujourd’hui une croissance favorable et une inflation sous les deux chiffres : pourquoi avons-nous besoin d’un programme avec le FMI dans ce cas ?

C’est, en substance, la question posée par un journaliste ce mardi 11 août 2026, lors du point de presse organisé par le Ministère de l’Économie, des Finances et du Budget pour présenter le nouvel accord avec le Fonds monétaire international.

La question est légitime.

Mais avoir un programme avec le FMI ne signifie pas nécessairement qu’un pays est en difficulté. Il peut aussi servir à consolider une trajectoire économique favorable, renforcer les institutions et accompagner des réformes avant que d’éventuels déséquilibres ne deviennent de nouveaux défis à relever.

C’est un peu comme une entreprise en forte croissance qui renforce son organisation, ses procédures financières et sa gouvernance pour mieux gérer son changement d’échelle.

Et c’est précisément le challenge qui se présente aujourd’hui à la Guinée.

Avec notamment les perspectives liées à Simandou, notre économie entre dans une phase de transformation qui pourrait considérablement augmenter la croissance, les exportations et les ressources de l’État.

Mais avoir davantage de ressources ne garantit pas automatiquement davantage de prospérité. Encore faut-il savoir les mobiliser, les gérer et les investir.

D’autres économies africaines en croissance, comme la Côte d’Ivoire ou la Tanzanie, travaillent également avec le FMI, même si leurs situations et les instruments utilisés diffèrent.

Pour la Guinée, le programme envisagé sur 41 mois représente environ 439 millions de dollars de financement. Mais son intérêt va bien au-delà de ce montant.

Il doit notamment permettre de mobiliser davantage de recettes, y compris minières, renforcer la gestion des finances publiques, orienter davantage de ressources vers le capital humain et les infrastructures, préserver la stabilité macroéconomique et renforcer la gouvernance et la transparence.

Il doit aussi contribuer à un enjeu fondamental : diversifier notre économie et créer davantage d’opportunités en dehors du secteur minier.

C’est là, à mon sens, que réside l’essentiel.

Avec Simandou et les perspectives qui s’ouvrent devant nous, le défi de la Guinée ne sera pas seulement de générer davantage de ressources.

Il sera de transformer cette croissance et ces ressources en investissements, en infrastructures, en emplois et, surtout, en amélioration durable des conditions de vie des Guinéens.

Well done

Photos from Djénabou Diallo Sylla's post 10/08/2026

Une mission stratégique pour porter les ambitions de la Guinée au-delà de ses frontières.

Du 5 au 6 août 2026, j’ai eu le plaisir de prendre part, à Dar es Salaam, au Forum Infra for Africa 2026 organisé par Africa50, aux côtés de la délégation guinéenne conduite par Madame la Ministre de l’Économie, des Finances et du Budget.

Cette mission a été l’occasion de porter la vision du Programme Simandou 2040 auprès de partenaires financiers et institutionnels de premier plan et d’explorer de nouvelles perspectives pour le financement des infrastructures prioritaires de notre pays.

Au fil des différentes rencontres, Madame la Ministre a porté un message clair : la Guinée connaît ses priorités, souhaite diversifier ses sources de financement et entend mobiliser davantage le secteur privé pour accompagner sa transformation, tout en préservant la soutenabilité de ses finances publiques.

Les échanges avec Africa50, la Société Financière Internationale, Afreximbank, la BAD, ATIDI, le Fonds souverain du Nigeria ainsi qu’avec nos partenaires africains ont confirmé l’intérêt croissant pour la Guinée et les perspectives ouvertes par Simandou 2040.

Les financements existent, mais notre capacité à disposer de projets bien préparés, structurés et bancables sera déterminante pour transformer cette dynamique en investissements concrets.

Je suis heureuse d’avoir contribué, à mon niveau, à cette importante mission conduite par Madame la Ministre, au service d’une ambition : transformer les opportunités d’aujourd’hui en projets concrets pour le développement de la Guinée.

05/08/2026

C’est avec un réel plaisir que je participerai à la première édition des Rencontres Juridiques de l’IFEJ - Institut de Formation et d’Expertise Juridique consacrée à l’insertion professionnelle des étudiants et jeunes diplômés en droit. Ce sera l’occasion de partager mon parcours, mon expérience de juriste fiscaliste et quelques conseils pratiques pour accompagner les futurs professionnels du droit dans la construction de leur carrière.

Au plaisir de vous y retrouver nombreux !

[𝐑𝐞𝐧𝐜𝐨𝐧𝐭𝐫𝐞𝐬 𝐉𝐮𝐫𝐢𝐝𝐢𝐪𝐮𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐥'𝐈𝐅𝐄𝐉] Insertion professionnelle - étudiants en droit
Chers étudiants et diplômés en droit,
L’IFEJ - Institut de Formation et d’Expertise Juridique a le plaisir de vous convier à la première session des Rencontres Juridiques, un espace d’échange dédié à la préparation du projet professionnel des étudiants et diplômés en droit.
📅 Date : Vendredi 14 août 2026
🕓 Heure : 16h - 18h GMT
📍 Format : En ligne

🎤 Intervenante
Djenabou Diallo Sylla, Juriste-fiscaliste
Forte de plus de quinze années d’expérience dans le conseil juridique et fiscal en Guinée, Djenabou Diallo Sylla a développé une expertise reconnue en droit fiscal, en droit des sociétés, en rédaction contractuelle et en accompagnement juridique des investissements.

Au cours de sa carrière, elle a accompagné des entreprises, des investisseurs et des institutions dans leurs problématiques de gouvernance, de conformité et de sécurisation juridique et d’optimisation fiscale.

Depuis mars 2026, elle est Directrice Générale du Patrimoine de l’État et des Investissements Privés au sein du Ministère de l'Economie, des Finances et du Budget de Guinée. Elle est également fondatrice de l’ONG « Mon Enfant, Ma Vie », engagée dans la défense des droits des femmes et des enfants.

🔑 Au programme de la session :
• Présentation du parcours académique et professionnel de la praticienne
• Activités professionnelles et qualités essentielles du juriste fiscaliste
• Conseils pratiques pour réussir son insertion professionnelle
• Session interactive Questions/Réponses animée par un modérateur

🌍 Public
Que vous soyez en L3, Master, ou jeune diplômé en Guinée ou dans l’espace OHADA, cette session est, pour vous, un cadre unique d'inspiration, de connexion et d'orientation vous permettant de préparer l'exercice de votre futur métier du droit.

👉 Inscription
Pour réserver votre place, merci de remplir le formulaire suivant :
https://lnkd.in/eFGqd4d8

31/07/2026

Bonne fête de la Journée internationale de la Femme Africaine !

Ayons confiance en nous, soutenons-nous, refusons d’être utilisées comme des armes les unes contre les autres.

Le fait qu’une autre femme brille n’empêche en rien les autres de briller. Au contraire, nous pouvons toutes rayonner ensemble.

Lorsqu’une femme tombe, tendons-lui la main au lieu de la juger. C’est en nous soutenant, en nous encourageant et en célébrant les réussites de chacune que nous grandirons, gagnerons en force et construirons un avenir meilleur pour toutes.

Ensemble, nous sommes plus fortes. Bonne célébration à toutes les femmes africaines ! ✨🤝❤️

30/07/2026

Le commissaire aux comptes : le garant de la confiance de l'actionnaire.

À qui sert réellement le commissaire aux comptes ?
À la direction générale ?
Au Conseil d'administration ?

On pourrait le croire, puisqu'il échange avec la direction, présente ses observations au Conseil d'administration et accompagne l'entreprise dans l'exercice de sa mission.

Pourtant, sa mission ne s'exerce au profit d'aucun d'eux.

Dans une société publique, le commissaire aux comptes est avant tout le tiers indépendant qui permet à l'actionnaire d'exercer ses droits en connaissance de cause.

On réduit souvent sa mission à la certification des états financiers. Pourtant, sa véritable valeur réside dans la confiance qu'il apporte à l'information financière sur laquelle reposent les décisions les plus importantes de l'actionnaire.

Approuver les comptes, décider d'une distribution de dividendes, apprécier la performance de l'entreprise, renouveler des dirigeants, engager une recapitalisation ou définir de nouvelles orientations stratégiques… toutes ces décisions supposent une information financière fiable.

C'est précisément la raison d'être du commissaire aux comptes.

Par son indépendance, ses diligences et l'opinion qu'il exprime, il apporte à l'actionnaire une assurance raisonnable sur la sincérité, la régularité et la fidélité des états financiers.

Son rôle dépasse donc largement la simple certification des comptes. Il contribue à renforcer la transparence, la crédibilité de l'information financière et, plus largement, la qualité de la gouvernance.

Pour l'État actionnaire, cet enjeu est encore plus déterminant.

Les décisions prises ne concernent pas uniquement la performance d'une entreprise. Elles peuvent avoir des conséquences sur les finances publiques, les investissements, la qualité des services rendus aux citoyens et la valorisation du patrimoine de l'État.

L'actionnaire ne peut exercer pleinement ses droits que s'il dispose d'une information financière fiable.

C'est pourquoi le commissaire aux comptes occupe une place essentielle dans l'architecture de la gouvernance des entreprises publiques. Son indépendance n'est pas une simple exigence juridique ; elle est une garantie de confiance au service d'une prise de décision éclairée.

Avant d'être bénéficiaire de dividendes, l'actionnaire est d'abord un décideur. Et aucune décision ne peut être pertinente sans une information financière fiable.

C'est précisément toute la raison d'être du commissaire aux comptes.

27/07/2026

L'État actionnaire n'est pas un actionnaire comme les autres.

Lorsque l'État détient des participations dans une entreprise, son rôle dépasse largement celui d'un investisseur classique.

Un actionnaire privé recherche avant tout un rendement financier. Il évalue la rentabilité de son investissement, les perspectives de croissance et le niveau de risque.

L'État, lui, poursuit des objectifs plus larges.

Bien sûr, il attend de ses entreprises qu'elles soient performantes, créent de la valeur et versent, lorsque leur situation le permet, des dividendes. Mais son action ne se limite pas à cette seule dimension financière.

L'État actionnaire veille également à la continuité de services fondamentaux, à la préservation d'actifs stratégiques, au développement de secteurs prioritaires, à l'emploi, à l'aménagement du territoire et, plus largement, à la contribution des entreprises publiques au développement économique du pays.

Cette diversité d'objectifs impose une gouvernance exigeante.

L'État ne peut ni gérer les entreprises à la place de leurs dirigeants, ni se désintéresser de leurs performances. Il lui appartient de définir des orientations claires, de désigner des organes de gouvernance compétents, d'évaluer les résultats obtenus et de veiller à une gestion responsable des ressources publiques.

Être un État actionnaire ne consiste donc pas à intervenir dans la gestion quotidienne des entreprises. Il s'agit d'exercer pleinement les droits et les responsabilités attachés à cette qualité, avec rigueur, cohérence et dans une vision de long terme.

Dans un contexte où les entreprises publiques jouent un rôle déterminant dans la transformation économique de nombreux pays, la qualité de l'actionnariat public devient elle-même un facteur de performance.

Car un État actionnaire exigeant, stratège et responsable contribue non seulement à renforcer la compétitivité de ses entreprises, mais également à créer davantage de valeur pour l'économie nationale et pour les citoyens.

Cette année, les dividendes reversés à l'État ont d'ores et déjà dépassé les prévisions inscrites en loi de finances, témoignant de la dynamique engagée dans la valorisation du portefeuille public. Ce résultat est encourageant et mérite d'être salué.

Mais il ne constitue pas une finalité.

La performance de l'État actionnaire ne se mesure pas uniquement aux dividendes qu'il perçoit. Elle s'apprécie également à la capacité de ses entreprises à concilier efficacité économique, bonne gouvernance et contribution durable au développement du pays.

C'est cette vision qui guide aujourd'hui l'action du Ministère de l'Économie, des Finances et du budget : faire de l'État actionnaire non seulement un investisseur exigeant, mais aussi un acteur stratégique de la création de valeur publique.

L'État n'est donc pas un actionnaire comme les autres. Il est un actionnaire au service de l'intérêt général.

23/07/2026

Dans un monde où les capitaux, les compétences et les investissements sont de plus en plus mobiles, la qualité des institutions s’impose progressivement comme un facteur déterminant d’attractivité.

Les pays ne se livrent plus seulement une concurrence par leurs ressources ou leur fiscalité. Ils se différencient désormais par la qualité de leurs institutions.

Les investisseurs recherchent avant tout un environnement où les règles sont prévisibles, les procédures maîtrisées, les administrations performantes et les décisions publiques suffisamment stables pour accompagner leurs projets sur le long terme.

Cette évolution rappelle qu’une stratégie de développement ne repose pas uniquement sur les infrastructures ou les ressources disponibles. Elle dépend également de la capacité d’un État à inspirer confiance grâce à des institutions solides, efficaces et crédibles.

La Guinée s’inscrit aujourd’hui dans cette dynamique. À travers le programme SIMANDOU 2040, les réformes institutionnelles engagées et la modernisation progressive de l’administration publique, notre pays affirme son ambition de créer un environnement plus favorable à l’investissement, à la transformation économique et à la création de valeur.

Les efforts entrepris par les plus hautes autorités de notre pays, traduisent cette volonté de faire des institutions un véritable levier de compétitivité et de développement durable.

Les chantiers engagés en matière de gouvernance, de planification stratégique et de renforcement de l’action publique participent à cette ambition.

Le chemin reste naturellement exigeant, car la qualité institutionnelle se construit dans la durée. Chaque réforme, chaque amélioration des services publics, chaque progrès en matière de gouvernance renforce la crédibilité de notre pays auprès des investisseurs, des partenaires techniques et financiers ainsi que des opérateurs économiques.

Dans la compétition entre les nations, les ressources ouvrent des opportunités. Ce sont toutefois des institutions fortes, modernes et performantes qui permettent de les transformer en prospérité durable.

C’est précisément cette trajectoire que la Guinée s’efforce aujourd’hui de consolider.

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